Mon nom est Marie Négré-Desurmont, (Paris, 92) je suis jeune chercheuse en Anthropologie à l'EHESS et mon projet de recherche s’intéresse à la transformation d'un objet culturel en bien patrimonial et en produit touristique. Je cherche à mieux comprendre les enjeux de chacune de ces industries et institutions et les problématiques qui les lient à ce que nous nommons culture.

Cet attachement à la culture et à la protection de sa diversité s'inscrit dans un parcours atypique : j'ai étudié la Littérature et le Cinéma lors d'un premier Master à la Sorbonne avant de faire une incursion déterminante dans le secteur touristique, notamment en

Nouvelle-Zélande où j'ai vécu quelques temps. J'ai ensuite organisé deux expéditions en solo des confins de la Sibérie  jusqu'aux Amériques. Elles m'ont introduite aux populations chez qui j'ai voulu y trouver les liens qui retrace le mouvement historique des premières migrations et elles m'ont également permis de cerner les limites du tourisme.

Ces expéditions ont été relayé lors de conférences et dans des articles présentés ici.

 

 

Genèse des expéditions

Paris-Pékin & Paris-New-York

Dans la neige de Sibérie -
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Je suis partie la première fois sur les chemins des hommes rejoindre Pékin de Paris. La Chine ne m’attirait pas et j’ai voulu comprendre pourquoi. Pour ne pas faire d’erreur de jugement, j’ai tenté de suivre un fil qui me mènerait à eux ; le fil des migrations humaines qu’on suit à pied à hauteur d’homme, qui restaure le monde et donne à voir l’histoire des peuples qui le font. Des peuples Sapiens sortis d’Afrique il y’a 175 000 ans et qui ont infusé la terre de leurs cultures durant des siècles, impulsés par un mouvement constant qui les a menés jusqu’aux Amériques.

Ce sont ces milliers d’années d’échanges commerciaux et d’interactions culturelles que je pressens en parcourant le monde avec l’aide de ses habitants ; ils m’offrent des trésors de vies banales et les éléments nécessaires à la compréhension de cette chronique humaine.

Quoi de mieux donc, pour comprendre les Chinois et appréhender leur culture, que de rencontrer d’abord en Sibérie les Russes, qui petit à petit se mêlent aux mongols dans la steppe bouriate, avant de découvrir la Mongolie, immense pays dont l’histoire magnifique vous introduit à celle de la Chine. Du Transsibérien aux chemins du Gobi, je fais l’expérience de la distance et du temps, long, qui m’aide à apprécier différemment les rencontres et les commodités des maisons où l’on m’accueille.

Et c’est d’un œil éprouvé par les heures de voyage que j’observe l’aspect des villes où je débarque enfin ; je comprends mieux leur caractère car j’ai rencontré, dans les trains et les voitures, ceux qui y vivent et y passent. Je comprends que la Mongolie a été la plaque tournante des commerces russo-chinois, et maintenant je sais même pourquoi les chinois ont les yeux bridés.

 

J’ai eu le temps de me faire à tout, j’ai pris le recul nécessaire pour appréhender cette partie du monde avec une vue d’ensemble et quelques détails secrets.

Mais surtout, j’ai vu pour la première fois ce fil qui relie les hommes entre eux partout dans le monde et le révéler est devenu un objectif pour inciter aux voyages lents et terrestres.

C’est sur cette même idée que je suis partie de France rejoindre New-York, par la Sibérie et l’Alaska, pour suivre les flux qui ont menés les peuples Béringiens jusqu’en Amérique. J’ai pu voir ce que sont les Inuit, les Yupiks, les Tlingits, les Aléoutes, loin de mes clichés européens, ce qui les lient encore aujourd’hui aux tribus sibériennes, l’histoire du contact avec les Russes et les Européens et leurs interactions, les enjeux de leur territoire et ceux de leur culture, tiraillée, au XXIème siècle.

 

C'est cette aventure humaine que je vous raconte ici ; immergez-vous dans mon monde sonore et visuel ici, ou plongez dans le récit détaillé

 

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