Paris-New-York

 40 000 km, sans quitter la terre (ou presque). 

Sur une carte du monde, on voit bien que L'Europe et l'Amérique sont très proches. Ce qui les sépare n'est même qu'un bras de mer à peine deux fois plus grand que la Manche entre l'Angleterre et la France.
J'ai pensé aux hommes, les Béringiens, qui avaient peuplé le continent américain 8000 ans avant notre ère en empruntant cette route, à l'époque où ce détroit était recouvert par la banquise. J'ai pensé que si cela avait été possible alors, ça ne devrait pas être infaisable aujourd'hui. 

 

Suivre le fil des peuples qui ont migré d'un continent à l'autre sur des milliers d'années, de A à Z pour une vue d'ensemble maximisée, proposer une approche plus audacieuse et plus sensible du voyage ... et avant tout, démontrer qu'aucune route n'est impossible si elle a été possible pour d'autres.

Voici mon défi pour ouvrir la voie à de nouvelles ambitions, faire tomber quelques schémas de pensées et nourrir des rêves d'aventures. 

 

Je voyagerai en stop, dormirai chez les gens qui voudront bien m'accueillir et resterai ouverte à la moindre opportunité et aux conseils d'itinéraire qu'on me prodiguera. J'ai 26 ans, je cours souvent mais je fais facilement la même distance chaque semaine pour trouver la meilleure planche de fromage de Paris. Pour ce qui est de faire 40 000km jusqu'à NYC, ça ne s'invente pas, mais ce que je propose n'est pas inaccessible. 

Selon moi, c'est en s'imprégnant de l'espace et du territoire, en subissant les climats, l'inconfort et les heures de trajet qui séparent les villes que l'on peut mieux appréhender le caractère des populations que l'on rencontre et l'aspect des villes que l'on visite : voyager ainsi ne me fera pas aimer tous les peuples et toutes les cultures, mais c'est ce qui me permet de les apprécier avec une vue d'ensemble ...  et se comprendre, c'est déjà un bon début pour mieux s'entendre.


Depuis le temps des Inuits et des Aléoutes, les choses ont bien changé, et si les transports sont arrivés entre temps, l'administration russe et ses joyeusetés aussi.
La traversée de la Sibérie puis du Béring exige une bonne préparation en amont, et un peu de patience... Jusqu'à un certain point, le visa d'affaire peut suffire, puis il faut des laisser-passer pour des régions comme la Yakoutie ou le district autonome de Tchoukotka où je vais. Ces zones sont militarisées, et à part les locaux, on ne voit pas très bien pourquoi des gens viendraient.

Je fais la demande auprès d'un scientifique russe avec qui je suis en contact ; un homme formidable qui travaille à sauvegarder le permafrost de sa région en le réhabilitant du temps du Pleistocene (le temps des mammouths). Son incroyable travail ici ; Pleistocene Park. 

Ensuite, je prépare progressivement mon sac. La liste de mes incontournables ; . 

Et je pars, je fais confiance aux routes qui épousent le besoin des hommes car "elles vont de fontaines en fontaines" disait Saint Exupéry.

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